Elliott tente de débaucher les vendeurs de Toyota Industries

Alors que la date limite du 2 mars pour l’offre publique d’achat de Toyota sur Toyota Industries approche, Elliott Investment Management propose d’acheter les actions de Toyota Industries au prix du marché selon un Reuters rapport. Elliott cible les investisseurs qui ont déjà accepté de vendre leurs actions à Toyota dans le cadre d’un ultime effort pour bloquer l’offre de consolidation de 5,4 milliards de yens de Toyota.

Le groupe Toyota a offert 18 800 JP¥ (120 dollars américains) par action, contre 16 300 JP¥ initialement en janvier sous la pression des actionnaires. Elle a refusé de renoncer à cette somme, bien que l’action Toyota Industries ait clôturé à 20 230 JP¥ le 27 février. Cela laisse l’offre de Toyota 7,6 % en dessous du prix du marché ; Elliott a simultanément fait valoir que la société vaut au moins 26 000 JP¥ par action, et potentiellement au-dessus de 40 000 JP¥ d’ici 2028 si des améliorations opérationnelles sont apportées.

Toyota Fudosan, la branche de gestion d’actifs non cotés du groupe à la tête de l’opération, maintient que l’offre « reflète la valeur intrinsèque » de Toyota Industries et qu’elle n’a « aucune intention de modifier » le prix. Pour procéder, il faut un seuil de propriété des deux tiers ; La participation actuelle de 25 % de Toyota Motor, combinée à des vendeurs engagés à hauteur d’environ 33 %, laisse actuellement au groupe environ 9 points de pourcentage de retard.

Le différend porte sur la participation de 9 % de Toyota Industries dans Toyota Motor, évaluée à environ 4,5 milliards de yens, ce qui en fait l’une des participations croisées les plus importantes du Japon. Le dénouement de cette situation représente la justification fondamentale de la gouvernance de l’accord. Les critiques, dont Elliott, ont fait valoir que le prix de l’offre ne reflète pas adéquatement la valeur de cet actif et que le comité spécial chargé d’évaluer l’offre est en conflit.

Parallèlement, Toyota Motor préparerait une vente de 3 000 milliards de yens (19 milliards de dollars) de participations stratégiques détenues par des banques et des assureurs japonais, dans le cadre d’une démarche plus large visant à démanteler les structures d’actionnariat croisé. La vente alignerait Toyota plus étroitement sur les attentes de la gouvernance mondiale à un moment où l’examen minutieux de ces accords – et dans le cas de Toyota en particulier, de l’influence de sa famille fondatrice – s’est intensifié.

L’issue de la confrontation Toyota-Elliott est surveillée de près dans les conseils d’administration des entreprises japonaises, alors que les campagnes d’actionnaires activistes continuent de devenir un spectacle de plus en plus courant. Un analyste indépendant cité par le Temps Financier dit: « Tout le monde regarde cette situation et prend des notes (…) Elliott est peut-être unique par sa taille, mais nous tirons beaucoup de leçons de ce qu’ils font. »