Trente domaines technologiques émergents devraient croître, passant d’un marché de 2 500 milliards d’euros aujourd’hui à plus de 20 000 milliards d’euros d’ici 2040, représentant plus d’un tiers de la production industrielle mondiale, selon une nouvelle étude de Roland Berger. L’Europe pourrait capter environ 3 000 milliards d’euros de ce total, soit environ 20 %, si l’industrie et les décideurs politiques adoptent la bonne approche stratégique.
Parmi les 30 domaines identifiés, Roland Berger en retient 14 comme les plus pertinents pour l’industrie, avec un potentiel de marché combiné atteignant environ 16 000 milliards d’euros d’ici 2040. Il s’agit notamment des infrastructures de recharge, de la robotique humanoïde et de la défense autonome, qui sont identifiées comme des domaines dans lesquels la demande intérieure européenne constitue une base concurrentielle solide.
L’étude décrit trois voies pour l’Europe : poursuivre son leadership mondial dans des domaines déjà forts tels que les technologies quantiques ; construire des positions sur le marché intérieur dans les infrastructures de recharge et la robotique humanoïde ; et attirer les fournisseurs de technologie étrangers là où l’écart avec les leaders mondiaux est trop grand. L’étude décrit les instruments politiques européens existants, notamment la loi sur l’IA et la loi européenne sur les puces, comme n’ayant pas répondu aux attentes.
Dans un communiqué, Felix Mogge, associé chez Roland Berger, a déclaré : « L’Europe est confrontée à un mandat d’action clair. Les décideurs politiques et les dirigeants de l’industrie doivent travailler ensemble pour créer les conditions appropriées pour l’investissement et le développement. Sinon, la création de valeur générée par la prochaine vague de tendances technologiques aura lieu ailleurs. »
Source : Roland Berger