Deloitte : l’écart de revenus ralentit l’adoption du BEV en Belgique

Deloitte a publié sa dernière étude mondiale sur les consommateurs automobiles, interrogeant plus de 28 000 consommateurs privés dans le monde, dont 1 004 répondants belges. L’étude a révélé que la préférence pour les véhicules électriques à batterie (BEV) en Belgique stagne à 12 %, l’écart de revenus apparaissant comme un facteur clé dans les préférences en matière de groupes motopropulseurs.

Toutes données démographiques confondues, 45 % des consommateurs belges préfèrent un véhicule essence ou diesel pour leur prochain achat, contre 31 % pour les hybrides et 12 % pour les BEV. Environ 59 % des ménages à faible revenu ont exprimé une préférence pour les véhicules à moteur à combustion interne (ICE), dont seulement 6 % envisagent un BEV, tandis qu’un cinquième des consommateurs à revenu élevé envisagent l’électrique. Le prix plus élevé des véhicules électriques reste la principale préoccupation des consommateurs soucieux du prix, tandis que la baisse des coûts du carburant est la principale motivation à l’achat.

Dans un communiqué, Aled Walker, responsable automobile chez Deloitte Belgique, a déclaré : « Même si l’adoption des BEV reste stagnante, les consommateurs signalent que les économies potentielles sur le carburant seraient le principal facteur d’achat d’un BEV, tandis que le prix plus élevé reste le plus grand obstacle à l’achat. »

L’étude révèle également un fort intérêt pour le marché de l’occasion parmi les consommateurs belges, 37 % d’entre eux préférant les véhicules d’occasion. Cependant, les BEV ne sont pas encore entrés en grand volume sur le marché des voitures d’occasion, et l’incertitude entourant l’état des batteries fait des véhicules électriques d’occasion un risque perçu pour les ménages disposant d’une marge financière limitée.

Parmi les marchés européens interrogés, les consommateurs belges semblent être les moins intéressés par les capacités logicielles des véhicules, avec 40 % d’entre eux déclarant que ces fonctionnalités ne sont pas utiles.

Source : Deloitte