Five AI, une filiale de Bosch basée à Cambridge, a obtenu un financement du gouvernement britannique via le programme CAM Pathfinder pour développer une technologie de simulation photoréaliste pour les tests de véhicules autonomes (AV). L’outil de simulation Five AI utilise la reconstruction de scène gaussienne pour convertir des images du monde réel en environnements 3D photoréalistes, combinée à une IA basée sur la diffusion pour générer des variations d’éclairage, de météo et d’autres conditions de la scène.
La technologie permettra aux développeurs audiovisuels de tester un éventail de scénarios bien plus large que celui qui pourrait être collecté dans le monde réel, prenant en charge le développement de la conduite autonome de niveau 2++, de niveau 3 et, à terme, de niveau 4. Five AI développe des logiciels de simulation pour les constructeurs automobiles depuis 2015.
L’outil s’intégrera à d’autres produits de simulation Bosch Mobility pour créer une plate-forme de test audiovisuelle complète. CAM Pathfinder est soutenu par un financement du gouvernement britannique pouvant atteindre 150 millions de livres sterling (200 millions de dollars américains) jusqu’en 2030, en partenariat avec Zenzic et Innovate UK.
Dave Buffey, responsable de Bosch Mobility UK, a déclaré que le logiciel permettrait de relever les défis complexes auxquels les partenaires automobiles sont confrontés lors de l’intégration de la technologie de conduite autonome. Il l’a décrit comme l’un des plus grands défis de l’industrie automobile actuelle, et l’équipe de Five AI devrait jouer un rôle central.
Pourquoi c’est important :
- Le financement gouvernemental couvre le développement ciblant une lacune de validation dans les systèmes actuels. La technologie de simulation de support pour l’automatisation de niveau 2++ et de niveau 3 suggère que le Royaume-Uni voit un besoin commercial à court terme pour une meilleure infrastructure de test aux niveaux d’automatisation les plus proches du déploiement réel des routes, plutôt que de passer directement au financement de recherches sur l’autonomie de plus haut niveau.
- La génération de scénarios synthétiques pourrait réduire le goulot d’étranglement des tests dans le monde réel qui a largement ralenti la validation AV. L’utilisation de modèles de diffusion pour faire varier les conditions d’éclairage et météorologiques dans les environnements reconstruits permet aux développeurs de tester bien plus de combinaisons de scénarios que ne le permet la collecte manuelle de données, répondant ainsi à une contrainte d’échelle qui affecte l’ensemble de l’industrie, et pas seulement les propres programmes de Bosch.
- Le positionnement de l’outil pour prendre en charge à terme la validation L4 suggère que Bosch développe des capacités au-delà de sa feuille de route produit actuelle. Étant donné que la plupart des véhicules équipés de Bosch utilisent aujourd’hui des systèmes L2 ou L3, le développement d’une infrastructure de simulation destinée à la formation L4 indique que l’entreprise investit avant la demande commerciale à court terme, pariant que les outils de validation seront prêts lorsque des niveaux d’autonomie plus élevés deviendront viables.