La norme néo-zélandaise sur les véhicules propres est conservée après examen

La norme néo-zélandaise sur les véhicules propres, qui fixe des objectifs annuels d’émissions de CO₂ pour les importations de véhicules, sera maintenue après un examen des premiers principes, a annoncé le ministre des Transports Chris Bishop. Le gouvernement fixera également des objectifs distincts pour les importations de véhicules d’occasion afin de refléter leur technologie différente et plus ancienne, les paramètres révisés devant entrer en vigueur le 1er janvier 2028.

La norme facture les importations qui dépassent leur objectif de CO₂ et récompense les véhicules à faibles émissions par des crédits, permettant aux importateurs de gérer une combinaison de véhicules à condition d’éviter les frais nets. Un examen réalisé en 2025 a révélé que les paramètres n’étaient pas bien adaptés aux conditions du marché, la plupart des importateurs ayant du mal à atteindre leurs objectifs en matière de véhicules de tourisme.

La première étape d’un examen des premiers principes a révélé que la norme était le moyen le plus rentable d’accroître la disponibilité de véhicules à faibles émissions en Nouvelle-Zélande. La plupart des intervenants de l’industrie qui ont participé à l’examen ont soutenu son maintien, soulignant qu’il était bien établi et que sa suppression serait perturbatrice pour les importateurs de véhicules.

Les responsables vont désormais dialoguer avec l’industrie automobile sur les paramètres et rendre compte au début de 2027, avant que de nouveaux objectifs entrent en vigueur le 1er janvier 2028. Bishop a déclaré que l’objectif du gouvernement était de calibrer les paramètres afin qu’ils soient réalistes et réalisables pour l’industrie.

Pourquoi c’est important :

  • Le maintien de la norme témoigne d’une continuité politique malgré les perturbations pour les importateurs. La préférence des acteurs du secteur pour conserver un cadre établi suggère que les systèmes de conformité accumulés et les positions de crédit entraînent des coûts de changement suffisamment élevés pour que le recalibrage des objectifs soit considéré comme moins perturbateur que la suppression complète du système.
  • La séparation des cibles de véhicules d’occasion reconnaît une inadéquation structurelle avec les paramètres d’origine ignorés. L’application des mêmes objectifs d’émissions aux importations d’occasions plus anciennes et à émissions plus élevées qu’aux véhicules neufs a probablement rendu la conformité de manière disproportionnée pour ce segment, suggérant que les paramètres précédents pénalisaient l’âge technologique plutôt que les véritables performances en matière d’émissions.
  • Une date de mise en œuvre fixée à 2028 donne aux importateurs une fenêtre de planification définie plutôt qu’un choc immédiat. Le fait de retarder les objectifs révisés jusqu’en 2028 alors que les consultations se déroulent jusqu’en 2027 suggère que le gouvernement donne la priorité à un calibrage négocié et réalisable plutôt qu’à une réinitialisation plus rapide mais plus controversée.